(trois coups de bâtons annoncent ma chronique)
tadaaaaaaammmm
Les enfants, première chronique théâtre, je sais que mon infernal binôme ne m’en voudra pas d’empiéter sur ses terres…
De plus je me sens obligée de disserter sur le merveilleux sujet d’aujourd’hui.
Ssssssssssssssssssssssssujet du jour (sans trop plagier une célèbre bloggueuse):
CYRANO SAVIGNIEN HERCULE DE BERGERAC
Oui messieurs, dames, je suis allée le renifler au théâtre pas plus tard que cette après-midi, aux merveilleuses places du poulailler de la Comédie Française (à vue de NEZ n’a pas le budget du premier balcon qui veut hein, bon).
Je ne vous ferais pas l’affront de tenter avec ma plume de composer une ballade sur les sujet, mais j’espère vous donNEZ l’envie (immédiate car la dernière est mardi soir) d’aller applaudir la merveilleuse troupe qui réitère cet exploit chaque anNEZ (oui moi aussi je viens de l’apprendre).
En NEZ-ffet chaque anNEZ la Comédie Française présente Cyrano de Bergerac pendant trois mois, à trois représentations pas semaine, et c’est systématiquement pris d’assaut.
Plus aucune place dispo à part celles du poulailler à la dernière minute (ouais mon NEZ, moi j’ai poireauté trois heures pour être sûre de les avoir et encore il y avait déjà 25 péquenots devant moi) ou les gens qui se décommandent une heure avant.
Mais c’est merveilleux, mon livre de chevet et un de mes films préférés enfin vu de mes propres yeux, au dessus de mon NEZ, et pas sur n’importe quelle scène.
Je ne ferais pas non plus l’affront de résumer la pièce ici, si vous lisez l’article c’est que le noble cadet de Gascogne ne vous est certainement pas inconnu, tant par sa verve que son accent, si ce n’est… oui c’était facile, surtout par son NEZ.
Une pièce qui vous en met plein les narines NEZ surtout les oreilles.
Commentaires à chaud, à part un Le Bret rajeuni et assez faux, pourquoi gueule-t-il pendant tout le spectacle je l’ignore,
et une Roxane qui m’a presque gâché la pièce (ravissante idée d’une Roxane métisse si mes yeux sont bons à cette distance, mais qui a retiré toute la préciosité et la candeur du personnage en en faisant une chieuse impérative et castratrice, beuglant son texte au passage), le casting est admirable.
Cyrano, enfin son interprète, et son NEZ, nous livre un texte sans fausse note, teinté d’humour et d’amour, j’en ai pleuré à la fin (aaahhh son panache),
Ce Christian là nous ôte de la tête la performance moyenne de Perez dans le film tiré de la pièce, et apporte sa fraîcheur confirmant l’existence du prince charmant (mais con, ben oui), enfin on peut l’attendre longtemps celui-là,
Ragueneau toujours aussi bonhomme,
Carbon de Castel Jaloux que l’on distingue à peine de ses hommes mais dont l’accent et l’amour de ses cadets ressortent sans caricature,
La Duègne amusante, et plus jeune et cruche qu’on ne l’attendrait,
De Guiche très emprunté à Weber, on ne perd pas ses bonnes habitudes (à savoir que pendant longtemps c’est Weber qui jouait Cyrano sur les planches même si le rôle du Comte lui sied admirablement désormais dans nos esprits).
La mise en scène NEZ formidable, un jeu entre la scène et un écran placé au dessus pour voir les différents angles, la scène d’entrée, au théâtre n’est pas commode à reproduire, on a pas plusieurs plans de caméras ni assez de hauteur pour créer tous les balcons de l’hôtel de Bourgogne),
de la musique,
de la fumée,
des accessoires épatants (la cuisine de Ragueneau est reproduite comme rarement, la scène du théâtre en est transforNEZ)
des sons ponctuant certaines scènes ou actions (malgré un ingé son un peu sourd ma foi, ça a dû me coûter un tympan, tant que ce n’est pas le NEZ).
Sachez toutefois que la plupart de la pièce se passe côté jardin, demandez donc des places ,IMPAIRES pour pouvoir profiter de la totalité de la vue sans vous créer de lumbago (je vous laisse deviNEZ où j’étais placée…) en penchant trop le NEZ au dessus de la balustrade.
Voilà, je retourne à mes pénates rêver du gros NEZ et vous rappelle d’aller fourrer votre NEZ du côté de la Comédie Française les renifler avant mardi soir, sinon je ne suis pas sûre que vous vous sentirez bien avant longtemps, gare au blues du théâtre, paf, il vous revient dans le pif.
Idole Ajournée